Praxis poétique – Vers…

Note : après de longs mois d’absence, j’essaierai de revivifier par petites touches ce blog. La répression s’accélère, se déforme et s’englue autour des coups étrangers…

Au lointain couvait le silence

fédéré le souvenir-maïdan

s’évanouissait dans l’ignorance

comme toute révolution se fane

soudain les images se turent

laissant place à l’effroi du ciel

les yeux les langues se murent

devant l’offensive sacrificielle

d’un seul coup ils coupèrent

l’empathie et leurs intérêts

engloutirent de cratères

le quotidien arrêté

longtemps le feu mijotait

ravivé par les menaces

dans l’âtre ses braises battaient

hier il jaillit sur les masses

la décision de l’unique

peut anéantir mille vies

les pourparlers cyniques

servir les plus avilis

depuis le couronnement

de notre mère La Technique

ils ont choisi sournoisement

de la maintenir cosmique

mais les peuples pleurent

d’aussitôt rencontrer la mort

d’aussitôt ferrailler avec le malheur

partout sur les chemins s’amoncellent les corps

la chair de l’Europe accueille la guerre

hoplites et chars scarifient l’innocence

contre l’absurdité déjà mères et pères

hostiles objectent en conscience

la comédie politique

à Moscou à Paris s’époumone

le coeur bleu et jaune magnifique

нет войне !

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